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Entrée en application le 11 janvier 2015 du Règlement (UE) n°606/2013 relatif à la reconnaissance mutuelle des mesures de protection en matière civile

Les victimes de violences domestiques bénéficiant de mesures de protection en matière civile (interdiction de toute forme de contact, interdiction d’approcher, etc.) peuvent désormais circuler et séjourner plus librement et sereinement au sein de l’Union Européenne.

En effet, depuis le 11 janvier 2015 le Règlement n°606/2013 du 12 juin 2013 prévoit la reconnaissance quasi-automatique, dans chaque Etat de l’Union Européenne, des mesures de protection ordonnées en matière civile dans un Etat membre.

Pour les personnes protégées par ces mesures, l’espace de liberté, de sécurité et de justice est ainsi assuré au sein de l’Union.

Quelques précisions concernant ce nouvel instrument juridique

S’agissant du champs d’application – Les mesures de protection concernées sont celles ordonnées à partir du 11 janvier 2015, quelle que soit la date à laquelle la procédure a été engagée.

S’agissant de la reconnaissance assurée par le Règlement – Afin de réduire au maximum les formalités pour faire reconnaître ces mesures, le Règlement introduit un certificat standardisé et multilingue contenant des informations sur la mesure de protection, la victime des violences et la personne à l’origine du risque encouru. Ce document délivré à la demande de la personne protégée par l’autorité ayant ordonné la mesure, doit être présenté dans l’Etat membre où l’exécution de la mesure est requise. Cet Etat peut alors adapter la protection afin qu’elle s’applique pleinement sur son territoire. Il peut également refuser la reconnaissance si celle-ci est manifestement contraire à son ordre public ou si elle est inconciliable avec une décision rendue dans ce pays.

S’agissant des adaptations du droit français qu’il nécessite – Les dispositions du Règlement n°606/2013 ont nécessité quelques adaptations procédurales du droit français. Celles-ci ont été opérées par le décret 2014-1633 du 26 décembre 2014 qui est venu modifier les articles 509-1, 509-6 et 509-8 du Code de procédure civile concernant la reconnaissance transfrontalière des décisions, actes et titres exécutoires étrangers. On peut ainsi noter que la nouvelle rédaction de l’article 509-8 indique que les recours à l’encontre de la reconnaissance des mesures de protection seront formés devant le président du Tribunal de Grande Instance statuant en la forme des référés.

Un renforcement des droits des victimes

Initié depuis quelques années, le renforcement des droits des victimes est l’un des objectifs de l’Union Européenne. Un ensemble de mesures a ainsi été introduit :

  • la Directive 2011/99/UE relative à la décision de protection européenne s’appliquant aux mesures de protection ordonnées en matière pénale ;
  • la Directive 2012/29/UE établissant des normes minimales concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité.

Le Règlement n°606/2013 vient compléter ce dispositif.

Consultez le Règlement en cliquant sur ce lien : http://publications.europa.eu/resource/cellar/50bca6d4-e08c-11e2-9165-01aa75ed71a1.0010.03/DOC_1

 

Application from 11 January 2015 of the Regulation (EU) No 606/2013 on mutual recognition of protection measures in civil matters

Victims of domestic violence who are the object of the protection afforded by a protection measure (a prohibition of contact, a prohibition on approaching) can now move and reside more freely and serenely within the European Union.

Since the 11th of January 2015, the Regulation No 606/2013 of the 12th of June 2013 provides automatic recognition of protection measures ordered in a Member State in every States of the European Union.

For protected persons, the area of freedom, security and justice is ensured within the Union.

Some details about this new legal instrument

As regards the scope of the Regulation – It applies to protection measures ordered after the 11th of January 2015, irrespective of when proceedings have started.

As regards the recognition ensured – In order to reduce as far as possible formalities for recognition, the Regulation introduces a standardised and multilingual certificate containing information regarding the protection measure, the protected person and the person causing the risk. This document issued, upon request by the protected person, by the authority who ordered the protection measure, shall be provided in the State where this measure is invoked. Then, this State could adjust the measure to be fully applicable in its territory. It could also refuse its enforcement if the recognition is manifestly contrary to its public policy or irreconcilable with a judgment given or recognized it this country.

As regards the necessary amendment to French law – Provisions of the regulation No 606/2013 required that French law be adjusted on a procedural level. Therefore, the decree 2014-1633 of the 26th December 2014 modified articles 509-1, 509-6 and 509-8 of the French Procedural Code regarding the cross-border recognition of foreign decisions, writs and documents. We could note that the new wording of article 509-8 provides that appeal against the recognition of the protection measure should be lodged with the « President of the Tribunal de grande instance » ruling in summary proceedings.

The strengthening of the victim rights

Started some years ago, the strengthening of the victim rights is one of the goals of the European Union. A set of measures was introduced:

  • Directive 2011/99/EU of 13 December 2011 on the European protection order which applies to protection measures adopted in criminal matters,
  • Directive 2012/29/EU of 25 October 2012 establishing minimum standards on the rights, support and protection of victims of crime.

The Regulation n°606/2013 complements this package.

Find Regulation here : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2013:181:0004:0012:en:PDF



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